[MaVie] Hier j’ai pleuré … aujourd’hui aussi…

[MaVie] Hier j’ai pleuré … aujourd’hui aussi…

… mais pas pour les mêmes raisons !

Hier, à 8h35, est arrivé la personne qui, je le pense, vient de changer ma vie : Erwann, mon fils.

J’ai pleuré, oui et à chaudes larmes.

J’attendais sur un fauteuil dans un couloir que l’intervention se termine. La césarienne ne prend pas beaucoup de temps en soi et ne présente que très peu de risques mais cela n’empêche pas cette grosse demi-heure d’avoir été la plus longue de ma vie.

Chaque bruit, chaque pleur dans le service, chaque personne qui passe, éveille en moi une réaction, un espoir de voir enfin mon fils ou bien un stress. Combien de temps cela fait ? Pourquoi cette dame à l’air pressée de descendre ? Ces pleurs sont-ils ceux de mon fils ? Au cours de cette demi-heure je suis passé de la joie à la peur, j’ai été impatient, stressé, énervé puis calme, serein, soulagé.

J’ai vécu un condensé d’émotions très fortes, je me suis demandé si je serai un bon père, si je m’en sortirai, trop tard plus de recul possible, ca y’est, ça vient, je vais, non je suis père. Mon fils apparaît dans sa petite couveuse en compagnie d’une charmante demoiselle qui me l’apporte. Elle me parle, je ne l’entends pas, je suis pris au cœur par ce petit homme qui est là tout prêt de moi mais que je ne peux pas encore toucher, je le vois, il respire, il bouge, il vie.

Moi je fonds, je perds mes moyens, je ne trouve plus mes mots, les larmes coulent, la dame me propose de m’asseoir, appelle une collègue car je blanchie, je ne veux pas lâcher la couveuse, je ne veux pas que l’on m’éloigne de mon fils, je retrouve l’usage de la parole et lui dit que je ne veux pas m’asseoir, je suis juste ému et c’est comme cela que mon corps l’a exprimé.

Hier j’ai pleuré, de joie, car hier je suis devenu père.

Aujourd’hui, 20h00, je quitte la chambre de la maternité, ma femme et mon fils se portent bien, je ne veux pas m’éloigné de mon fils, je ne veux pas le quitter, je ne veux pas refermer cette porte, je me retourne, lui fais coucou de la main, j’échange un regard avec ma femme, je pars, je n’ai pas fait 5 mètres que déjà les larmes montent, je pleurs, encore.

Etre séparé de mon fils et ma femme me fais mal, je sais pertinemment qu’ils vont bien et qu’on leur apporte les meilleurs attentions, mais m’éloigner d’eux me fais mal, cette douleur, comme la joie que j’ai ressentie hier, me fais pleurer. C’est étrange comme deux sentiments si éloignés se manifestes de la même manière.

Ces larmes me rappellent que aussi fort que l’on pense être nous n’en restons pas moins sensible fasse à notre enfant.

Aujourd’hui j’ai pleuré, des larmes de tristesses, mais qui viennent du même amour que je porte à mon fils, aujourd’hui je suis père.

C’est très rare que je parle de ma vie ici, surtout d’un côté aussi intime que celui dont je viens de vous entretenir. J’ai écrit cet article, non pas pour m’exhiber en place publique mais plutôt pour partager avec vous cet instant de vie si fort et la manière dont moi je l’ai vécu. Chaque naissance est différente et chaque personne en vivant une est différente, voici un point de vue, n’hésitez pas à partager le vôtre si vous le souhaiter.

 

8 thoughts on “[MaVie] Hier j’ai pleuré … aujourd’hui aussi…

  1. et oui et nous c’était il y a 6 mois et c’était chaud aussi, mon copain a eu la même réaction que toi mais moi j’ai flippé de le voir pleurer je croyais que le bébé avait un problème, alors qu’il était juste ému !! Juste un conseil en tant que papa, aide bien la maman quand elle va revenir de la maternité, c’est compliqué de trouver ses marques et son organisation et puis les nuits … bref tu vas voir, passé les 2 premiers mois ensuite ça va mieux, les premiers sourires … etc … et félicitations !!!

    1. Pour les nuits j’ai un entrainement de geek joueur j’espère que mon sommeil va réussir à s’adapter à bébé aussi bien qu’a Starcraft 2 🙂

      En effet je pense que le retour à la maison est la prochaine étape de cette nouvelle vie qui commence.

      Merci pour les félicitations je te présente les miennes aussi !

      Et merci aussi pour ton témoignage.

  2. Mon loulou, très beau texte. J’en est pleurer. Erwann et moi t’aimons très fort. Tu es un super papa un champion. Je t’aime mon mari.je taime le père de mon fils.

  3. Tu n’étais pas obligé de partir le soir ? Les hôpitaux propose “normalement” un couchage. Enfin moi perso je me débrouillais pour passer les nuits en famille, même si il fallait bosser demain.

    1. En fait oui il y’a un couchage possible mais j’ai aussi deux autres petits êtres vivants à la maison et pas mal de logistique à faire tourner derrière donc ce départ le soir n’a rien d’obligatoire mais reste tout de même nécessaire.

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